
Je venais de m'acheter une nouvelle voiture et j'étais tout fier de la montrer à mon père.
A peine entré dedans, il me fait ouvrir le capot, examine le m0oteur et émet un certain nombre de critiques. Mon enthousiasme baisse.
Il continue à critiquer pendant un court voyage qui nous mène chez lui, malgré tout ce que je lui dit pour justifier mon enthousiasme.
Je lui en voulais. Son avis était précieux pour moi. Pourquoi être si négatif lorsque je partageais ma joie avec lui? Un père ne devrait-il pas se réjouir de la joie de son fils?
Nous arrivons chez lui, et en sortant, il voit son voisin, garagiste.
"Vient donc voir cela!" lui dit-il.
J'ai assisté alors à une des scènes les plus fascinantes qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie.
Pendant plus de 20 minutes, mon père montra toutes les qualités de ma voiture, fier comme Artaban, et me demanda même s'il pouvait la lui faire essayer!!!
Depuis ce jour, quand on me critique, je pense à mon père, et, je ne sais pas pourquoi, mon coeur s'emplit de joie.
Je croyais qu'en critiquant mon choix, il me rejetait.
Quand il a fait sa démonstration extraordinaire de ma voiture, j'ai bien senti que c'était de moi qu'il était fier, mais qu'il ne pouvait pas me le dire directement.
Sa critique n'était pas un rejet. C'était une habitude mentale, une façon de montrer son intérêt, peut-être même un peu de jalousie... cette anecdote a changé bien des choses entre mon père et moi.
Peut-être vous éclairera-t-elle sur un être cher qui vous critique... mais qui vous aime.
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